10.11.09

Sécu totalitaire : un mur à abattre

Comme pour confirmer mon post d'hier, on apprend que la Sécu totalitaire que la Corée du Nord nous envie a tous les droits et bafoue allègrement le secret médical : La grippe A dévoile le fichier de la Sécu :
Au total, ce seront plus de six millions de personnes munies d'un bon de vaccination envoyé par l'assurance-maladie qui seront invitées à se faire vacciner. "Par millions, des bons sont déjà arrivés dans les boîtes à lettre dès samedi", s'est félicité Roselyne Bachelot.

Et si on ignore la convocation de la Kommandantur, que risque-t-on ? Et ceux qui ont quitté la Sécu, qui va les rappeler à leur devoir citoyen ?

9.11.09

9 novembre : commémoration et rapprochement qui tue

9 novembre 1989 : la RDA ouvre ses frontières : chute du mur de Berlin après plus de 28 années d'existence.

9 novembre 2009 : en France, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2010, adopté par l’Assemblée nationale le 3 novembre, est examiné en séance publique au Sénat. Les principaux points votés par l’Assemblée nationale :

1. Déficit
Déficit à 23,5 milliards d’euros en 2009 et à 30,6 milliards en 2010 pour le régime général (salariés du privé)

(...)

5. Assurance maladie

* Fixation d’un taux national d’évolution des dépenses de médicaments des établissements de santé et de sanctions en cas de dépassement de ce taux ;

* Accentuation des contrôles sur les arrêts maladie et les transports sanitaires ;

* Efforts demandés aux professionnels de santé avec une baisse des tarifs de spécialités comme la radiologie et la biologie (pour 240 millions d’euros), ainsi qu’aux laboratoires pharmaceutiques. Baisses de prix évaluées à 460 millions d’euros ;

* Baisse de 1,4% à 1% pour 2010 du taux déterminant (« taux K ») le seuil de déclenchement de la clause de sauvegarde à la charge des entreprises qui exploitent des médicaments remboursables.

etc. etc.

Lénine, réveille-toi : l'URSS n'a pas disparu, elle est passée à l'Ouest depuis longtemps !

6.11.09

Rions avec Jean-Louis Bianco !

Il vient de dire, après bien d'autres (Chirac en son temps, notamment), que l’identité de la France, c’est aussi la sécurité sociale. Ce à quoi je n'ai pu m'empêcher de répondre ce qu'en disait François Guillaumat, inspiré par Soljenitsyne : "...tout comme l'identité du cancéreux, c'est son cancer" ! C'est comme si on avait dit il y a vingt ans que l'identité de l'homme russe, c'était le soviétisme !

4.11.09

L'illusion du "budget" de la Sécurité sociale

On lit dans la presse que :
L'Assemblée nationale a approuvé mardi en première lecture le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2010. Ce budget est marqué par un déficit record de 30,6 milliards d'euros, que la majorité n'a pu modifier qu'à la marge.
L'existence d'un "budget de la Sécurité sociale" semble donner tort à mon affirmation que la sinistre SS a été construite parallèlement à l'Etat, avec son budget propre (devenu un Trou sans fond), reposant uniquement sur les cotisations dites "sociales". Le citoyen mal informé peut croire que, de même qu'il y a un budget pour l'armée ou pour l'Education nationale, il y a un budget pour la SS, et donc que celle-ci est bien du domaine de l'Etat, finalement.

En réalité, il n'y a pas de budget de la Sécurité sociale ! Il y a uniquement une prévision de déficit, c'est la seule raison qui justifie une intervention étatique (l'Etat prévoit de combler les déficits par l'emprunt, comme d'habitude - comme de mauvaise habitude). S'il n'y avait pas de déficit, l'Etat n'interviendrait pas, les rentrées de cotisations équilibrant les sorties de prestations (ce qui ne s'est quasiment jamais vu en France, les lecteurs de ce blog savent pourquoi - pour les autres, qu'ils se demandent pourquoi l'URSS s'est effondrée, et ils comprendront peut-être où mène une utopie collectiviste qui méprise les gens et l'économie réelle).

Evidemment, pour couronner l'enfumage interventionniste, le Gosplan prévoit de saupoudrer ce "budget" d'amusettes habituelles : règlementations supplémentaires, taxes diverses, etc., histoire de bien purger et saigner le malade, et de faire croire à l'habileté du docteur Diafoirus. "Ce merdier nous dépasse, feignons de l'organiser", dirait Cocteau. Avec la kolossale dette sociale, on ne sait pas ce que l'avenir nous réserve, mais, au moins, comme aurait dit Molière, le malade mourra conformément aux prescriptions du ministère !

3.11.09

Idée reçue numéro 3 : le déficit de la Sécu est bidon, le Trou de la Sécu n'existe pas !

Pour consulter toutes les idées reçues, suivre le tag idée reçue.

Il y a un message idiot qui circule partout depuis longtemps déjà et qui tend à faire croire que le déficit de la Sécu est organisé par les pouvoirs en place. Certes, le pouvoir, qu'il soit de droite ou de gauche, est fécond en actions nocives et en déchets toxiques, mais pour une fois on ne peut l'incriminer, il n'est ici coupable que de l'habituel laisser-aller démagogique (la politique du chien crevé au fil de l'eau dénoncée déjà par André Tardieu en 1921).

Des dizaines et des dizaines de blogs relaient cette idiotie (sans même réactualiser les chiffres faux, comme les "11 milliards de trou" qui ont bien grossi ces derniers temps). Je cite le principal morceau de cette légende urbaine :
Savez-vous que :
A. Une partie des taxes sur le tabac, destinée à la Sécu n'est pas reversée : 7,8 milliards
B. Une partie des taxes sur l'alcool, destinée à la Sécu n'est pas reversée : 3,5 milliards
C. Une partie des primes d'assurances automobiles destinée à la Sécu n'est pas reversée : 1,6 milliards
D. La taxe sur les industries polluantes destinée à la Sécu n'est pas reversée : 1,2 milliards
E. La part de TVA destinée à la Sécu n'est pas reversée : 2 milliards
F. Retard de paiement à la Sécu pour les contrats aidés - 2,1 milliards
G. Retard de paiement par les entreprises - 1,9 milliards.

En faisant une bête addition, on arrive au chiffre de 20 milliards d'Euro.

Conclusion, si les responsables de la Sécu et nos gouvernants avaient fait leur boulot efficacement et surtout honnêtement, les prétendus 11 milliards de trou seraient aujourd'hui 9 milliards d'excédent.
Les gens ont l'air de croire que si la SS est en déficit c'est seulement parce que le gouvernement ne veut pas faire son travail correctement ! Mais comme dirait l'autre : inutile de chercher de la malice là où la bêtise, la paresse et l'inertie suffisent à tout expliquer. On sait que l'explication du déficit c'est, d'une part, la façon dont la SS a été construite (elle suppose des ressources infinies pour instaurer le communisme du "à chacun selon ses besoins") et d'autre part la dette publique comme "part de l'Identité Nationale" (vive le Grand Emprunt Identitaire)...

Car ça n'a pas de sens de parler de "taxes destinées à la Sécu". D'abord, toutes les taxes vont dans un pot commun avant d'être réparties : fiscalement, il n'y a pas d'affectation des ressources aux dépenses. De plus, par construction, la Sécu n'est pas alimentée par des taxes, mais par des cotisations (même la CSG n'est pas un impôt mais une cotisation sociale). La Sécu s'est voulue (pour le meilleur et pour le pire) une organisation parallèle à l'Etat, les syndicats y veillant aussi jalousement que l'avare veille sur sa poule aux oeufs d'or... (poule aujourd'hui bien déplumée, les rapaces n'ayant laissé qu'un immense Trou béant et quelques plumes).

Il y a un soupçon de vérité cependant, dans le sens où le financement de la SS est complètement absurde, discriminatoire et confiscatoire. Certains (gros salaires, indépendants) doivent payer un maximum, alors que d'autres ont un traitement de faveur (professions médicales "conventionnées") ou sont quasiment exonérés (fonctionnaires).

Prochaine idée reçue n°4, qui promet une belle rigolade, mais devrait donner lieu à une bonne démonstration de l'application des principes libertariens : "la Sécu nous appartient".

31.10.09

Marche funèbre pour une Sécu vampirique



La Sécu fête Halloween à sa façon... On n'est pas dans la commémoration, mais dans l'anticipation du désastre futur.

27.10.09

Déficitaire par construction : c’est la sécurité sociale à la française !

Face à la dette et aux déficits abyssaux de la sinistre SS (on ne compte plus les dizaines de milliards d’euros, équivalents à des dizaines de Crédits Lyonnais par an, pour ceux qui se rappellent des années 90), chacun parmi les personnes mal informées (qui ne sont hélas pas les moins bavardes) y va de son petit remède : effectuer plus de contrôles, chasser la fraude, économiser ici, faire payer davantage là. Encore aujourd’hui, France Soir prétend que si davantage de médecins acceptaient la carte vitale (le sésame franchouillard qui vous désigne comme assujetti de la Bête), on économiserait 200 millions. Et quelle économie obtiendrait-on si le corps médical acceptait enfin de travailler gratuitement ? Et si personne n’était malade, on économiserait encore plus (à quand la LIME, Loi d’Interdiction de Maladie Eco-responsable ?)

En réalité, les sauveteurs improvisés de la Sécu, dans leur grande naïveté, ne comprennent pas qu’il n’y a aucun remède en l’état. Non pas que le domaine de la santé soit non rentable structurellement (des exemples à l’étranger prouvent le contraire), mais parce que la sécurité sociale française a été construite sans aucun souci d’équilibre, comme si les ressources pour la faire vivre étaient infinies, permettant ainsi de dépenser sans compter, selon le rêve communiste qui avait encore cours en 1945 de « à chacun selon ses besoins ». Un défi au principe de réalité qui dure depuis plus de 60 ans, presque autant que l’URSS !

Avec une assurance privée, qui ne peut se permettre d’être en déficit, les solutions sont assez simples : quand les remboursements augmentent, on augmente les primes, ou on adapte la relation contractuelle (pour les futurs nouveaux clients). C’est ce qui se passe en Suisse. Les Helvètes rouspètent souvent quand les primes montent, mais tous calculs faits, ils payent leur santé beaucoup moins cher qu’en France – et ce n’est pas dû seulement à une concurrence réelle entre les caisses, à l’inverse de la France monopolistique. Prenez votre feuille de paye, ajoutez cotisation d’assurance maladie part salariale + part patronale + CSG + CRDS : cela vous donne le coût de la santé à la française pour votre cas, et c’est bien plus élevé que n’importe où ailleurs.

Quelle assurance santé digne de ce nom serait assez folle pour ne pas proposer à ses clients, comme toute assurance qui se respecte, une prime fixe, fonction de l’âge ou du risque, mais plutôt une cotisation proportionnelle au salaire, semblable à un impôt ? Ne pas s’étonner ensuite que des charges sociales à ce point élevées encouragent les délocalisations et rendent les entreprises et le pays beaucoup moins compétitifs. Une preuve supplémentaire est qu’au moindre problème soulevé avec fracas par une catégorie socioprofessionnelle en colère (pêcheurs, routiers, etc.), tout ce que le pouvoir trouve à proposer est une exemption temporaire de charges sociales.

Quelle assurance santé digne de ce nom serait assez inconsciente pour couvrir un nombre indéfini de personnes qui ne cotisent pas, en tant qu’ayants droit d’une autre personne seule cotisante ? Ne pas s’étonner ensuite que les sorties dépassent les rentrées et que la seule ressource pour cacher la gabegie soit l’emprunt à fonds perdus (tant qu’on trouve des gogos qui veulent bien acheter une dette aussi pourrie).

Quelle assurance santé digne de ce nom serait assez arrogante pour ne jamais proposer à ses clients un contrat où les prestations seraient clairement définies une fois pour toutes, mais préfèrerait s’en remettre à l’arbitraire étatique et administratif, pour définir ce qui est couvert et comment c’est couvert ? Ne pas s’étonner ensuite que le citoyen ne comprenne rien au système, si ce n’est qu’on essaie de lui soutirer le maximum et de lui rembourser le minimum (d’où les « abus » auxquels le cochon de payant se livrera volontiers en guise de représailles).

Quelle assurance santé… Mais la sinistre SS n’est pas une assurance santé. Ce n’est qu’un dispositif de spoliation à prétention sociale, fondé sur la contrainte, l’irresponsabilité, la démagogie pseudo-philanthropique, la fuite en avant, avec ses profiteurs et ses apparatchiks intéressés à la continuation du vampirisme social. Jusqu’à quand ? Jusqu’à l’inévitable faillite finale, fin logique du rêve communiste, cette utopie cauchemardesque disparue dans la plupart des autres pays. Certains ont pronostiqué la banqueroute en 2011. Personne ne connaît la date exacte, mais tout le monde sait que ça se rapproche inexorablement. Les politiciens espèrent que ça tiendra au moins tant qu’ils seront là (après nous, le tsunami). Ne faites pas la même erreur d’appréciation qu’eux, vous risqueriez de tomber dans un Trou sans fond ! Ça fait mal ? Non, mais on ne peut jamais en sortir, comme pour les trous noirs...

25.10.09

23.10.09

Banqueroute de la Sécurité sociale française !

"La Sécurité sociale sera en banqueroute en 2011, son financement n'étant plus assuré. Les besoins de trésorerie de l'Acoss [Agence centrale des organismes de Sécurité sociale] atteignant 65 milliards d'euros en fin d'année 2010, il est probable que leur couverture par un programme d'émission de billets de trésorerie à un niveau record ne pourra être atteint, mettant l'Acoss en situation de rupture de paiement."
C'est le député PS Gérard Bapt qui le dit : Le projet de budget de la Sécurité sociale retoqué par la commission des finances de l'Assemblée nationale.

17.10.09

Fin du monopole de la sécurité sociale sur la Chaîne Parlementaire-Assemblée nationale



Voir aussi l'article de Claude Reichman. Le stream MMS est ici : (aller à la 26e minute).

Il ne reste plus qu'à enseigner un peu de philosophie politique au journaliste pour qu'il arrête de confondre libertaire et libertarien : les libertariens sont des libéraux "extrémistes" (paraît-il) tandis que les libertaires sont souvent de simples gauchistes (encore qu'un Proudhon, sous l'influence de Bastiat, avait arrêté de dire des bêtises vers la fin de sa vie). Il est certain que les libertariens ont des opinions très proches de celles des libéraux conservateurs, même s'ils prétendent aller plus loin que ces derniers dans la défense des libertés (fût-ce au prix d'une tendance à sombrer dans l'utopie).

9.10.09

Prix Nobel de dette et de déficits publics !

Colbert et Mazarin s'expriment sur la dette publique :



Colbert : Pour trouver de l'argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus. J'aimerais que Monsieur le surintendant m'explique comment on s'y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu'au cou…

Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu'on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l'Etat... L'Etat, lui, c'est différent. On ne peut pas jeter l'Etat en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les Etats font ça.

Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l'argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?

Mazarin : On en crée d'autres.

Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu'ils ne le sont déjà.

Mazarin : Oui, c'est impossible.

Colbert : Alors, les riches ?

Mazarin : Les riches non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des cen­taines de pauvres.

Colbert : Alors, comment fait-on ?

Mazarin : Colbert, tu raisonnes comme un fromage ! Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres ni riches… Des Français qui travaillent, rêvant d'être riches et redoutant d'être pauvres ! C'est ceux-là que nous allons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux-là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser… C'est un réservoir inépuisable.

6.10.09

Hommage à des « gaulistes » historiques...

Fred le Neveu réplique à ses détracteurs, et Dany le Rouge en rajoute...

28.9.09

Dessin libertarien 89

Trou de la Sécu : l'Etat prend le problème à bras le corps...

24.9.09

Dix bonnes raisons de quitter la France

1) Quitter le pays est le meilleur moyen de quitter la Sécu.

C'est la façon la plus simple d'échapper au Sécuraptor Gallicus. Toutes les autres méthodes présentent des risques, ou obligent à prendre de très contraignantes précautions pour mettre son patrimoine hors de portée des vampires esclavagistes.

2) La France n'est pas un état de droit

C'est une des raisons de fond qui incite à quitter le navire. La France est une démocratie totalitaire où le pouvoir a quasiment tous les droits. La plupart des lois sont conçues pour brimer ou exploiter le citoyen, et les rares textes qui pourraient le libérer sont soigneusement mis sous le boisseau, le meilleur exemple étant la fin du monopole de la sécurité sociale, acquise en droit, mais pas en fait.

3) La faillite du pays est proche

Les chiffres de la dette sont connus, ceux du déficit aussi. Cela empire chaque année. Certains idiots vous diront que "l'endettement massif des pays n'est pas si dramatique ; en effet, contrairement à un individu, l'État a une durée de vie infinie". Ils ont oublié les emprunts russes de nos arrière-grands-parents, la faillite de plusieurs pays il n'y a pas si longtemps, etc. Quand les fonctionnaires ne seront plus payés et que le FMI devra intervenir pour mettre au pas la Ripoublique fromagère pleine de trous, les idiots rigoleront moins. Ils feront la queue comme les autres pour échanger leurs tickets de rationnement contre une vieille croûte desséchée envoyée par la Croix-Rouge suisse.

4) Jamais l'esclavagisme étatique n'a été aussi prégnant dans ce pays

C'est peut-être particulier à la France : dans ce pays, les gens croient que l'Etat peut tout et sait tout. L'esclavage étatique prend la forme d'une servitude volontaire, d'un désir de conserver cette Union soviétique qui n'a pas encore échoué, quel qu'en soit le prix. Droite et gauche rivalisent dans l'enchère collectiviste conservatrice, écolo-illogique, liberticide et ultra-interventionniste. Au moindre problème, tout le monde se tourne vers l'Etat, oubliant l'avertissement de Bastiat : « Il ne faut pas que le peuple s'attende à ce que l'État le fasse vivre puisque c'est lui qui fait vivre l'État. »

5) Les impôts augmentent et vont continuer à augmenter

Il faut et faudra bien payer les intérêts de la dette, les frasques de la racaille politicienne et les privilèges du "secteur protégé" (ça s'appelle "acquis sociaux" chez les absurdistes patentés). Et comme les banques seront de plus en plus surveillées, l'évasion fiscale sera difficile pour les malheureux restés en Soviétie fromagère.

6) Les retraites ne seront pas payées

Rappelons que les caisses de retraite sont des organismes de droit privé (avec une mission de soi-disant "service public") et que vous n'avez absolument aucune garantie de toucher un jour quoi que ce soit, car le retraité dépend totalement des actifs. Si vous pouviez mettre vos cotisations retraite actuelles dans un placement sans risque (voire dans une boîte à chaussures au fond de l'armoire), vous seriez gagnants en comparaison avec le système de Ponzi actuel. Comme le reconnaît lui-même le président d'une caisse de retraite, Gérard Maudrux, "je suis le chef d'une bande d'escrocs". Madoff et caisses de retraite, même combat !

7) Les Français sont de plus en plus imbéciles

Ben, les raisons qui précèdent font sérieusement douter de l'intelligence des habitants. Faut-il imputer cela à une EducNat où le niveau monte continuellement (mais dans le sens descendant) ? A des médias lamentables, abrutissants et couchés devant les politichiens ? Aux politichiens qui ne connaissent plus qu'une seule politique : la démagogie ?

Et pourtant, "on vit bien en France", vous diront-ils. Encore heureux ! Les imbéciles (heureux) ont bouffé les économies de leurs parents, et ils vivent à crédit sur le dos de leurs enfants : on serait satisfait à moins, foi de crapule profiteuse !

8) S'expatrier est conforme à la logique de l'Etat providence français qui attire les moins capables et fait fuir les plus actifs.

Rester dans le cryptogoulag franchouillard signifie soit être ponctionné si on produit assez pour subvenir à ses besoins, soit être assisté dans le cas contraire : deux perspectives peu réjouissantes. En parodiant le poème d'Emma Lazarus, on pourrait décrire ainsi la politique de la France :

Donnez-moi vos pauvres, vos fatigués,
Vos masses entassées qui ont soif d'assistanat,
Les gens rejetés de vos côtes surpeuplées,
Envoyez-moi les sans-abri, les ballottés par les tempêtes.
Pour eux, je déploie mon Etat-providence
Et je sème à tout vent l'argent que je n'ai pas.


9) Sarkozy sera réélu en 2012

Franchement, pour le prochain plan quinquennal 2012-2017, vous voyez un meilleur candidat socialiste que le camarade Nikolaï Sarkoléon Bonne-attrape ? Pauvres socialistes de gauche, complètement dépassés par un plus socialiste qu'eux ! Le seul adversaire, ou plutôt le seul faire-valoir potable de Sarko, c'est Besancenot, le postier timbré. Et le couple Sarko-Besancenot, ça rappellera drôlement le couple de Funès-Bourvil dans Le Corniaud (même si le corniaud en question est en fin de compte le contribuable français).

10) Il doit bien y avoir une dixième raison, mais je ne la vois pas

Peut-être une bonne guerre franco-iranienne ? Une épidémie de CSG-CRDS porcine aigüe ? Un nouveau disque de Carla Bruni ? La nationalisation des commerces de kebab au nom de la tyrannie du manger-bouger ? L'interdiction du suicide chez Orange ?

21.9.09

Lettre ouverte de Faraj Chemsi au ministre de l'agriculture


Dr Faraj Chemsi
76560 Héricourt en Caux
Faraj (point) chemsi (at) orange.fr

Le 21/09/2009
Monsieur Bruno le Maire
Monsieur le Ministre de l’Agriculture et de la pêche,

Quand vous étiez secrétaire d’état aux affaires européennes, Monsieur Revêt, sénateur de mon département, vous a fait parvenir ma demande d’application des lois françaises issues de directives européennes permettant à tous les Français le choix de leur caisse d’assurance sociale.

Vous avez nié la fin du monopole de la sécurité sociale française en me fournissant une réponse-type que l’on retrouve au portail de la sécurité sociale.

Mais en regardant de plus près, vous aurez constaté que la page internet des caisses nationales de Sécurité sociale indique que « les institutions de retraite complémentaire régies par le titre II du même livre qui mettent en œuvre la retraite complémentaire obligatoire en répartition des travailleurs salariés et assurent une solidarité nationale interprofessionnelle (ARRCO et ARGIRC, articles L 921-1 et suivants du code de la sécurité sociale) relèvent, elles, de l’organisation de la sécurité sociale ». Or l’article L 921-1 trouve son origine dans la loi n° 94-678 du 8 août 1994 relative à la protection sociale complémentaire des salariés et portant transposition des directives n° 92-49 et n° 92-96 des 18 juin et 10 novembre 1992 du Conseil des communautés européennes.

Vous aurez ainsi remarqué, que l’ARRCO et l’AGIRC, régimes de Sécurité sociale à part entière, sont bel et bien visés par les directives européennes.

Il en découle nécessairement que tous les régimes de la Sécurité sociale le sont aussi et qu’aucun d’entre eux n’a plus le moindre monopole.

Par votre réponse, vous vous acharnez tout simplement à défendre le monopole de la Sécurité sociale française issu du pacte de 1945 (Bachelot, LCI) alors que nous nous approchons de 2010.

La réalité économique française, ou plutôt le mouvement de destruction économique engendré par le trop plein de charges sociales, mouvement qui s’est accéléré à partir de 2003, continue d’écraser un à un tous les secteurs économiques de notre pays.

Actuellement ce sont nos amis agriculteurs qui voient leur marge bénéficiaire se réduire à néant, que ce soit pour le lait, le blé, la viande.

Autre illustration significative, les producteurs de fruits espagnols vendent à la frontière leurs produits au détail à un prix inférieur au coût de production de leurs homologues français. Et là aussi ce n’est pas le salaire net de la main-d’œuvre qui est en cause, mais les impôts et charges sociales qui l’alourdissent.

Les agriculteurs ont des coûts de production, malgré des fermes ultramodernes, conformes aux normes européennes en vigueur, largement supérieurs à leur homologues et les transformateurs laitiers français enregistrent une accentuation de la perte de compétitivité et doivent avoir recours de plus en plus aux importations, délaissant la production française.

Le principal bénéficiaire de notre perte de compétitivité est l’Allemagne, pays à hauts salaires et où les agriculteurs sont soumis aux mêmes règlementations européennes mais dont les dépenses publiques sont inférieures aux nôtres à hauteur de 9 points du PIB.

Je me permets, Monsieur le ministre, de vous rappeler l'article 57 de la directive 92/49/CEE définitivement transposée dans le droit français où il est indiqué :

"Les Etats membres adoptent au plus tard le 31 décembre 1993 les dispositions législatives, réglementaires et administratives nécessaires pour se conformer à la présente directive et les mettent en vigueur au plus tard le 1er juillet 1994."

La France devait donc à partir du 1er juillet 1994 mettre en concurrence les caisses de sécurité sociale.

De l’autre côté du Rhin, en Allemagne, les caisses publiques sont en concurrence depuis 1996.

Pourquoi cette date de janvier 1996 ?

La lecture de la directive européenne 92/49/CEE fournit la réponse. A l'article 47 il est indiqué :

"La République fédérale d'Allemagne peut reporter jusqu'au 1er janvier 1996 l'application de l'article 54 paragraphe 2 deuxième alinéa première phrase."

C'est donc en application de cette directive "qu'en Allemagne les caisses publiques d'assurance maladie sont en concurrence depuis janvier 1996" comme l'a déclaré Monsieur Jean-François Mattei (Journal Officiel de la République Française rapportant la séance du 27 octobre 1998 de l'Assemblée nationale).

Comment peut-il dès lors se faire qu'un texte européen soit applicable en Allemagne et non en France, puisque le gouvernement français continue d’affirmer que les directives européennes ne sont pas applicables à la Sécurité sociale ?

Vous ne pouvez, Monsieur le Ministre, ignorer ces dysfonctionnements dans l’application du droit européen qui sont à l’origine du manque de compétitivité de nos agriculteurs, de notre industrie agro-alimentaire.

Pendant ce temps, les transformateurs laitiers français annoncent aux agriculteurs, qui passent la moitié de leur temps à gérer leurs primes, à comprendre l’avalanche de nouvelles réglementations, une nouvelle baisse du prix du lait dans les prochains mois.

Pour rappel, pour sortir du conflit avec les marins-pêcheurs, votre gouvernement n’a trouvé qu’une seule et unique solution : la suppression temporaire des charges sociales.

Quelle solution allez-vous apporter à nos agriculteurs, à mes voisins qui m’ont annoncé votre probable visite à Lindebeuf (Seine-Maritime) cette semaine, pour qu’ils aient des coûts de production équivalents à ceux de leurs homologues allemands ?

La France continuera-t-elle d’être un pays où toute entreprise n’est considérée comme viable que si elle alimente les régimes sociaux ?

Je vous prie, Monsieur le Ministre, d’agréer l’expression de mes salutations les plus respectueuses.

Dr Faraj CHEMSI

10.9.09

Bitur-Camember et Nasr Eddin Hodja

Moi aussi, bille en tête et sans désemparer, je vais contribuer à la théorie libertarienne en proposant la variante Nasr Eddin Hodja de la loi de Bitur-Camember. Ce qui me l'a inspiré est la réception du document suivant, très érudit et fouillé : Pourquoi pas "Bitur-Camember?"‏, et aussi mes lectures de vacances : Les aventures de l'incomparable Nasr Eddin Hodja.

Nasr Eddin Hodja est un personnage mythique, à la fois ingénu et faux-naïf, toujours quelque part entre l'idiot du village et le génie méconnu, une espèce de sapeur Camember oriental qui aurait quitté l'armée en n'ayant pas toute sa tête. Ses histoires, si l'on veut bien ne pas tenir compte de l'environnement moyen-oriental et de l'inspiration soufie, rappellent certains récits zen. Ainsi Nasr Eddin Hodja assure ne pas monter son âne à l'envers, il l'a monté comme d'habitude du pied droit, mais en fait il est tombé sur un animal qui est gaucher. Quand il perd un objet, il va le chercher là où il y a de la lumière, même s'il sait que l'objet ne s'y trouve pas. Il ne comprend pas qu'un chat vole une volaille en oubliant également de voler la recette pour l'apprêter. Il court après le son de sa voix pour savoir jusqu'où elle porte. Quand il prétend ressusciter les morts et que le sultan veut le mettre à l'épreuve, il propose de décapiter ce dernier pour prouver ses dires. Ses saillies d'absurdiste peuvent être souvent transposées à la politique. Ainsi, le récit suivant, qui donne le dernier mot au politicien, plus subtilement que Christophe avec le borné sergent Bitur, qui lui, ne sait manier que le bâton et n'a pas appris l'art de l'enfumage avec l'incomparable Nasr Eddin.
Un plan mûrement réfléchi
Nasr Eddin creuse un trou profond dans son jardin, qu'il comble ensuite de pierres. Un voisin le voit faire et l'interpelle ironiquement :
- Hé, Hodja ! C'est très bien à toi de faire disparaître les pierres, mais que vas-tu faire de la terre que tu as retirée ?
- Rien de plus simple, répond Nasr Eddin : je la mettrai dans un autre trou, que j'aurai creusé après celui-ci.
- Très ingénieux, Nasr Eddin ! Mais dis-moi, la terre que tu auras retirée du deuxième trou, qu'en feras-tu ? La mettras-tu dans un troisième ?
- Allons, laisse-moi tranquille maintenant. Je n'ai pas le temps de t'expliquer mon plan dans tous les détails.

Il fait bien : le diable n'est-il pas dans les détails ? Surtout quand les "détails" sont aussi gros qu'un Trou de la Sécu dans le budget d'un ministère du Déficit !

Ainsi, à la loi de Bitur-Camember : "la redistribution politique détruit en tendance une richesse équivalente à celle qu'elle vole", j'ajoute le corollaire de Nasr Eddin Hodja : "l'art de la politique consiste à masquer la destruction de richesse par l'enfumage des victimes".